Une fois de plus, l'aube s'est levée
Et tu étais près de moi, dénudé.
J'avais passé la nuit à t'admirer
Et à me demander si je rêvais.
La beauté de tout ton corps endormi
Avait fait pâlir l'éclat de la nuit.
La douceur de tes paupières fermées
Laissait paraître une immense clarté
Que je comparais aux vents alizés
Ou à l'étoile du Berger.
A la fin de ces rêveries
C'était installé l'éclat de la nuit.
Tes yeux étaient semblables aux étoiles
Comme dissimulées derrière un voil,
Un voile tissé de sommeil et de rêves.
Ton air était innocent, comme Eve,
Qui toucha au fruit défendu, ravie,
Presque semblable à l'éclat de la nuit.
Ta peau douce, lisse et parfumée
Enivrait tout l'air que je respirais,
Cette odeur exotique et épicée
Me rappela ce doux soir adoré
Où je t'ai rencontré dans ce pays
Eclairé par l'éclat de la nuit.
Quand je lève les yeux vers le ciel noir,
La Lune m'apparaît telle un miroir.
Tout ce qui est en toi me pousse à croire
Que tu es le Prince de la nuit noire
Car quand tu dors, tout ce dont j'ai envie,
C'est d'admirer l'éclat de ta nuit.



